LE PROJET DE LOI DE FINANCES 2022 BÂTI SUR UNE PRÉVISION DE CROISSANCE DE 5,5% (MINISTRE)

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     Le projet de Loi de finances 2022 est bâti sur une prévision de croissance de 5,5%, a souligné leministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.

    ’’Sur le plan macroéconomique, le projet de loi de finances est bâti sur une prévision de croissance de 5,5% contre 3,7% en 2021’’, a-t-il soutenu.

    M. Diallo présentait samedi à Saly-Portudal (Mbour, ouest), ce projet de loi de finances à des députés lors d’un atelier organisé avec la commission finances et contrôle budgétaire de l’assemblée nationale.

    ’’Pour le déficit budgétaire, nous prévoyons de le contenir à 4,8%, après les pics de 2020 (-6,4%) et 2021 (-5,4%), lorsque nous nous trouvions à l’épicentre de la pandémie de COVID-19« , a signalé Abdoulaye Daouda Diallo.

    Mais, il a tenu à préciser que l’objectif ’’est de ramener et de maintenir le déficit budgétaire à 3% à compter de 2024, à la faveur des réformes engagées sur la fiscalité et la gestion budgétaire’’.

    D’après le ministre des Finances et du Budget, les recettes du projet de loi des finances pour 2022 sont arrêtées à 3510,7 milliards de francs CFA et les dépenses à 4294,7 milliards de francs CFA.

    ’’Comparé à la loi de finances initiale de 2022, le budget de 2022 connait une hausse de recettes de 284,8 milliards de francs CFA (+9%} et des dépenses à 324,9 milliards de francs CFA (+8%}’’, a indiqué M. Diallo.

    Il soutient que le renforcement de la gestion de la trésorerie est marqué par une situation de trésorerie qui dégage des garanties suffisantes pour faire face à certaines dépenses.

    Il s’agit notamment de l’organisation des élections, la participation de l’équipe nationale de football à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et à la Coupe du monde, etc., dès le début de la gestion.

    Concernant la collecte des recettes, a t-il noté, ’’2022 consacre la montée en puissance de la mise en œuvre de la Stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme (SRMT), c’est-à-dire un bouquet de mesures en termes d’organisation, d’administration et de législation visant à améliorer l’efficacité, l’efficience et la transparence du système fiscal sénégalais’’.

    Il a assuré que cela se fera grâce à une ’’utilisation accrue’’ des technologies numériques, permettant une meilleure maîtrise de l’assiette, le déploiement du programme ’’Yattal’’ dans un contexte de consolidation de la reprise de l’activité, le renforcement de la gouvernance de la valeur douane ainsi que le renforcement de l’informatisation et de l’interconnexion des services fiscaux.

    ’’Ces actions entreprises devraient booster les recettes fiscales à croître de 460,5 milliards de francs CFA, soit une hausse de 18% en valeur relative. Il s’agira, plus que par le passé, de parvenir à une plus grande mobilisation des recettes internes’’, a rassuré Diallo.

    A l’en croire, la croissance des recettes fiscales serait portée ’’fondamentalement’’ par la bonne tenue des impôts sur les revenus, les bénéfices et gains en capital, les impôts sur les biens et services et les impôts sur le commerce extérieur avec des taux de progression respectifs de 13%, 16,2% et de 28% pour se situer respectivement à 849 milliards de francs CFA, 1591,0 milliards de francs CFA et 454 milliards de francs CFA.

    APS

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