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Secoué de toute part, le Mali s’en remet au marché financier régional

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Le Mali vient de lever 25 milliards FCFA (42,6 millions de dollars) sur le marché financier régional, à la faveur d’un emprunt obligataire sursouscrit près de deux fois par la communauté des investisseurs. Cette émission obligataire de 5 ans de maturité est l’une des trois dernières d’une série d’incursions qui se sont multipliées, depuis le deuxième putsch du colonel Assimi Goïta  qui a repris le pouvoir fin mai 2021. 

Pressé de toute part par la communauté internationale, alors que les crises sécuritaire et sanitaire sont devenues de réelles menaces, et engloutissent une importante partie de son budget, Bamako semble s’être définitivement tournée vers le marché régional organisé par l’Agence Umoa-titres. D’autant que l’ensemble des bailleurs continuent d’afficher leurs distances vis-à-vis de Koulouba. Une situation d’attentisme nourrie par les récentes sorties des autorités maliennes sur le renforcement de la présence russe dans le nord du pays.

Même si la Banque mondiale a repris sa coopération avec le Mali – un retour à la normale qui s’est matérialisé par trois décaissements simultanés – le torchon continue de brûler entre le bloc occidental, et les appuis financiers se font de plus en plus rares.

Ainsi, depuis juin 2021, le Trésor public malien a sollicité les investisseurs régionaux plus de 16 fois, pour des titres, en majorité de maturité 5 ans. Jamais le Mali n’a fait autant de sorties sur le marché financier régional. Dans la course vers un record absolu pour le pays, Bamako a déjà mobilisé sur les 11 premiers mois de l’année, plus de 730 milliards FCFA de titres publics, dont 135 milliards FCFA de bons assimilables du Trésor (à moins d’un an) et environ 600 milliards FCFA d’obligations (3 ans et plus).

Selon la Banque mondiale, l’économie malienne est en phase de reprise cette année, après une contraction en 2020 due à la crise sanitaire. Si la dette publique du pays est l’une des plus faibles de l’UEMOA, les dépenses budgétaires continuent d’exercer de fortes pressions sur les recettes fiscales, alors que le déficit public inquiète.
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