Accroissement de 6,9% de la valeur ajoutée du secteur primaire au 3e trimestre 2024
Au niveau des produits d’exportation, les récoltes augmenteraient, pour la plupart, au terme de la campagne agricole 2024/2025, par rapport à la campagne précédente, à l’exception de celle de la noix de cajou.
La production de café, renseigne la Bceao, s’élèverait à 107.894 tonnes à l’issue de la campagne 2024/2025, en progression de 47,7% par rapport à la campagne précédente, en raison essentiellement de la hausse de 70,6% des récoltes de la Côte d’Ivoire, après une campagne 2023/2024 marquée par les conditions climatiques peu favorables.
La production de cacao connaîtrait également une hausse de 12,4%, durant la campagne 2024/2025, pour ressortir à 2.068.644 de tonnes au sein de l’Union. Cette augmentation ferait suite principalement au rebond de l’offre de fèves en Côte d’Ivoire, en raison de la pluviométrie satisfaisante enregistrée dans les zones de production.
Les récoltes d’arachide ressortiraient à 4.666.848 tonnes au terme de la campagne 2024/2025, en hausse de 12,9% par rapport à la campagne précédente, en raison de la bonne répartition spatio-temporelle des pluies dans les pays producteurs. Des accroissements importants sont attendus au Bénin (+65,2%), au Mali (+16,5%), au Niger (+14,2%) et au Sénégal (+10,4%). 39. La production de coton-graine augmenterait de 11,2% par rapport à la campagne agricole 2023/2024, pour s’établir à 2.114.967 tonnes au cours de la campagne 2024/2025. La bonne tenue de la production serait imputable essentiellement à celles de la Côte d’Ivoire (+47,3%), du Mali (+16,5%) et du Bénin (+6,8%), atténuée par la baisse de récoltes au Burkina (-10,1%).
La production de caoutchouc est estimée à 1.966.000 tonnes durant la campagne 2024/2025, en hausse de 21,0% par rapport à la saison agricole 2023/2024, sous l’effet de la progression du nombre d’arbres arrivés à maturité.
En revanche, la quantité produite de noix de cajou se chiffrerait à 1.546.840 tonnes à l’issue de la campagne 2024/2025, en diminution de 12,6% par rapport à la campagne 2023/2024. Cette situation est consécutive à la baisse de la production en Côte d’Ivoire (-18,4%) et au Burkina (-10,1%), du fait des conditions climatiques défavorables à cette culture en Côte d’Ivoire et des difficultés d’accès à certaines zones de production au Burkina. Les offres de noix de cajou de la Guinée-Bissau et du Bénin connaîtraient, quant à elles, des hausses respectives de 3,5% et 2,6% durant la campagne 2024/2025.
Adou Faye
