Léger ralentissement de la croissance du Pib au 4e trimestre 2024
Les principaux facteurs qui ont pesé sur la croissance française ont été la hausse des importations de biens, qui ont augmenté de 0.6 % au T4, contre une contraction de 0.6 % au T3, et le déstockage. En Allemagne, le ralentissement s’explique principalement par le fait que les exportations ont été nettement inférieures à celles du trimestre précédent, selon les informations préliminaires publiées par l’office statistique allemand [2]. La croissance a ralenti aux États-Unis, passant de 0.8 % à 0.6 %, en raison d’une baisse de l’investissement (stable au T4 après une croissance de 0.7 % au T3) et d’une contraction de 0.2 % des exportations (après une croissance de 2.3 % au T3). Le Pib réel de l’Italie est resté stable au cours des deux derniers trimestres.
En revanche, précise-t-on, la croissance s’est nettement accélérée au Japon, passant de 0.4 % à 0.7 %, reflétant principalement une contribution positive du commerce extérieur (exportations moins importations), les importations de biens ayant diminué de 2.4 % au T4. La croissance a légèrement augmenté au Canada (de 0.3 % à 0.4 %) et au Royaume-Uni (de 0.1 % à 0.2 %).
Parmi les autres économies de l’ocde pour lesquelles des données sont disponibles, l’irlande a enregistré la plus forte baisse du pib au T4 (-1.3 %), suivie du Mexique et de la Norvège (-0.6 % dans les deux pays). Le Portugal a enregistré le taux de croissance trimestrielle (en glissement trimestriel) le plus élevé au T4 (1.5%), suivi du Costa Rica (1.4 %) et de la Pologne (1.3 %). Les premières estimations annuelles indiquent que la croissance du Pib de la zone ocde a légèrement ralenti en 2024 pour atteindre 1.7%, contre 1.8 % en 2023. Parmi les 28 pays de l’Ocde pour lesquels des données sont disponibles, cinq ont enregistré une contraction du PIB en 2024. La croissance a ralenti dans dix pays et s’est accélérée dans 13 pays, le Costa Rica enregistrant la croissance annuelle la plus élevée en 2024 (4.3 %).
Adou Faye
