Le Cdeps et l’Appel dénoncent la «criminalisation » de l’activité de presse
«Depuis sa publication le 6 février dernier, c’est le flou total. Et pourtant manifestement, des erreurs monumentales compromettent la sincérité du processus notées par les services mêmes du ministère, les membres de la «Commission d’examen et de validation des entreprises de presse» et les organisations faîtières des acteurs des médias », ont indiqué ces deux organisations. Elles soutiennent qu’elles ont toujours été préoccupées par la régulation et la professionnalisation du secteur.
Cdeps et Appel disent être foncièrement convaincus que le Sénégal est un État de droit. Les deux organisations patronales comptent se donner tous les moyens légaux pour freiner ce ministre qui est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Elles en appellent au président de la République et au Premier ministre face aux manquements répétés et graves des lois et procédures administratives par le ministre de la Communication, qui plonge les entreprises de presse dans une tension permanente.
Elles déplorent le fait que depuis que le chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a donné des instructions au gouvernement en Conseil des ministres du 13 août 2024, pour un «dialogue rénové» avec les acteurs des médias, aucun acte n’a été posé. Pire, regrettent ces deux organisations, le ministre de la Communication snobe les acteurs et déroule son agenda en solo.
«Aujourd’hui, le secteur des médias connaît une crise sans précédent, aggravée par le ministre de la Communication, avec comme corollaires des entreprises de presse en situation de faillite et des licenciements des travailleurs plongés dans la précarité », dénoncent le Cdeps et Appel.
Adou FAYE
