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le défi des économies émergentes

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Cette problématique s’observe notamment en Corée du Sud. En 2023, le taux de fécondité total du pays est tombé à seulement 0,7 enfant par femme  sur l’ensemble de sa vie reproductive. Les ventes de poussettes pour chien ont ainsi dépassé  celles des poussettes pour bébés.

Le problème du vieillissement de la population ne se limite cependant pas aux économies développées. D’ici une ou deux générations, de nombreuses économies émergentes seront probablement confrontées aux mêmes difficultés démographiques que les pays développés – à la différence près qu’elles ne disposeront pas des mêmes ressources nécessaires pour amortir le choc.

Dans un nouveau rapport du McKinsey Global Institute (MGI), nous répartissons  ces évolutions démographiques en trois vagues distinctes. La première balaye d’ores et déjà les économies développées, ainsi que l’Europe de l’Est et la Chine, où les populations en âge de travailler ont atteint un pic aux alentours de l’année 2010, suivi d’un déclin régulier. La croissance du PIB par habitant au sein de ces économies devrait par conséquent ralentir de 0,4 point de pourcentage chaque année en moyenne, et de 0,8 point dans certains pays, d’ici 2050. Si environ 30 % des revenus du travail sont aujourd’hui utilisés pour financer la consommation des retraités, ce chiffre pourrait avoisiner les 50 % d’ici le milieu du siècle.

La deuxième vague démographique frappera les économies émergentes au cours de la prochaine décennie. Les populations en âge de travailler atteindront leur pic partout, excepté en Afrique subsaharienne, où le pic ne devrait être atteint qu’au moment de la troisième vague, durant la seconde moitié du siècle. Il ne reste plus beaucoup de temps à ces économies avant que leur dividende démographique ne décline, et que le poids financier de leur soutien à une population vieillissante n’augmente fortement.

Au sein d’environ la moitié des 89 économies émergentes (hors Afrique subsaharienne), les taux de fécondité sont d’ores et déjà inférieurs au taux de renouvellement démographique (2,1 enfants par femme), ce qui entraîne une diminution rapide du rapport entre les personnes en âge de travailler (généralement définis comme les 15-64 ans) et les personnes âgées de 65 ans ou plus. En Chine, économie émergente dont le profil démographique est celui d’une économie développée, on compte actuellement 4,8 personnes en âge de travailler pour 1 retraité – ce qui est proche du ratio des États-Unis (3,6). En revanche, d’ici 2050, ce ratio travailleurs/retraités en Chine devrait tomber à 1,9, en dessous de ceux de la France (2,0) et des États-Unis (2,6).

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Les transitions démographiques s’opèrent à un rythme légèrement plus lent dans plusieurs autres économies émergentes. Tandis que le ratio travailleurs/retraités en Thaïlande devrait d’ici cinq ans tomber à 3,9 – la moyenne actuelle pour les pays concernés par la première vague – le Brésil ne devrait chuter à ce niveau que dans 16 ans, et l’Inde dans 33 ans. Seulement voilà, dans ces trois économies émergentes, le PIB par habitant demeure significativement inférieur à celui des pays à revenu élevé. En termes de parité de pouvoir d’achat, le PIB par habitant de la Thaïlande s’élève à seulement 37 % de la moyenne des économies développées, celui du Brésil à 34 %, et celui de l’Inde à 16 %.

Ces évolutions soulèvent un défi de taille pour les économies émergentes : elles vont devoir s’enrichir avant de se retrouver confrontées au problème du vieillissement. Au cours des 25 dernières années, des tendances démographiques favorables ont entraîné une augmentation annuelle moyenne de 0,7 point de pourcentage du PIB par habitant de l’Inde, et de 0,5 point en Amérique latine. En revanche, au cours du prochain quart de siècle, le dividende démographique de l’Inde devrait tomber à 0,2 point de pourcentage de la croissance annuelle du PIB, et celui de l’Amérique latine devrait disparaître.

Quelles sont alors les possibilités d’action pour les économies émergentes ? Il leur faut premièrement stimuler la productivité. Le PIB par habitant est principalement déterminé par l’envergure de la main-d’œuvre par rapport à la population totale, ainsi que par la productivité des travailleurs dans leur individualité. La productivité des économies émergentes est très inférieure à celle des pays riches, atteignant en moyenne 13 $ par heure travaillée – 18 $ si l’on exclut l’Afrique subsaharienne – contre 60 $ dans les pays à revenu élevé.

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Au moyen d’investissements judicieux, les économies peuvent encore créer un effet de « volant d’inertie », par lequel l’investissement alimenterait les gains de productivité. Cela permettrait d’attirer davantage d’investissements, de créer de véritables opportunités d’emploi et de stimuler le pouvoir d’achat, tout en conférant aux entreprises la possibilité d’améliorer encore davantage leur productivité.

Au-delà des gains de productivité, les économies émergentes peuvent atténuer l’impact des évolutions démographiques en améliorant le taux de participation au marché du travail, en particulier chez les femmes. Au sein de l’économie émergente médiane, ce taux de participation chez les femmes de 20 à 49 ans avoisine les 60 %, contre 80 % dans les économies développées.

Pour s’orienter intelligemment face aux évolutions démographiques, il est nécessaire que les gouvernements et entreprises des économies émergentes s’inspirent de l’expérience et des stratégies des pays développés. Deux principaux enseignements peuvent en être tirés.
Premièrement, les économies émergentes doivent veiller à ce que leurs jeunes soient en mesure d’affronter la concurrence mondiale. Au-delà de l’amélioration de leurs systèmes d’éducation, il leur faut stimuler d’autres investissements dans le capital humain et le développement des compétences.

Le secteur privé pourrait jouer un rôle essentiel dans cette démarche. La consommation mondiale et les talents se déplaçant de plus en plus vers les pays en voie de développement, une opportunité s’offre aux économies émergentes de cultiver la prochaine génération des entreprises stars. Comme le démontrent  les recherches du MGI, les économies en voie de développement qui surpassent leurs équivalentes ont bien souvent à leur actif de grandes entreprises compétitives. Pour que puissent être bâties de telles entreprises, un écosystème favorable est cependant nécessaire, notamment de solides institutions, des infrastructures physiques et numériques fiables, une réelle protection de la propriété intellectuelle, ainsi qu’un accès à des investissements et partenariats.

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Deuxième enseignement que doivent tirer les économies émergentes, il leur faut créer des systèmes de solidarité sociale efficaces et durables. Au sein de nombreuses économies émergentes, les systèmes de soutien aux personnes âgées sont encore aujourd’hui très informels, principalement familiaux. Au fur et à mesure du vieillissement démographique de ces pays, la proportion croissante de personnes âgées mettra à rude épreuve ces structures traditionnelles.

La situation des pays développés, actuellement confrontés à une dette publique croissante liée aux coûts de la prise en charge des personnes âgées, doit servir de mise en garde. En améliorant l’inclusion financière, ainsi qu’en créant des incitations à l’épargne privée et à l’accumulation de richesse, les marchés émergents pourraient bâtir des systèmes qui soutiennent les populations âgées sans compromettre la résilience économique.

En investissant dans la santé ainsi que le bien-être de leur population jeune et d’âge moyen, les économies émergentes pourraient également éviter certains des défis budgétaires auxquels sont confrontés les pays développés. Pour permettre aux travailleurs de rester actifs  et productifs jusqu’à un âge avancé, leurs dirigeants politiques doivent s’efforcer de promouvoir l’exercice physique, d’améliorer l’accès à une alimentation saine, et d’assurer des soins de santé de qualité, en particulier préventifs.

Plus important encore, les dirigeants politiques des économies émergentes doivent garder à l’esprit que les changements démographiques ne surviennent pas à la manière d’un tsunami, mais progressivement, comme une marée. Si la prévisibilité d’une marée constitue un avantage, son rythme lent peut toutefois conduire à en ignorer les conséquences, jusqu’à ce qu’elles deviennent inévitables. Les économies émergentes ont encore du temps devant elles, mais la marée montante atteint déjà leurs chevilles.
Anu Madgavkar est associée au McKinsey Global Institute à Newark. Marc Canal Noguer est chercheur principal au McKinsey Global Institute à Barcelone.
© Project Syndicate 1995–2025

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