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Sonko, de la résistance à la désobéissance civile. Par Mamadou Thiam

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Après avoir vainement appelé à la résistance, Sonko prône désormais la désobéissance civile.

Trois axes de contre-argumentation

1. La désobéissance civile, marqueur de l’échec de l’appel à la résistance

Dès le déclenchement de l’affaire l’opposant a Adji Sarr, Sonko, invoquant un complot contre sa personne, a appelé ses partisans à la résistance. Non pour préserver le projet qu’il aurait pour le Senegal, mais pour le sauver de ses propres turpitudes.

L’état du Senegal est restées debout; la république comme un étendard, a tenu bon et les appels à la résistance se sont transformés en appel à la paix. Or, aucune pic ne saurait être viable si elle passe sous pertes et profits un contentieux privé entre deux personnes majeures.
Il ne saurait y avoir de paix sans justice, donc de paix sans procès. Le procès étant ici « l’horizon indépassable » gage d’équilibre et d’etat de droit. Son appel à la paix « injuste » sur le dos de la justice rejeté -l’état à travers la justice, les fds et ses grands commis ayant tenus fermement en refusant tout deal-, Sonoo entonne la trompette défaitiste et irresponsable de la désobéissance civile.

2. La désobéissance civile n’a de légitimité que si elle n’est pas en lien avec des considérations personnelles mais des visées collectives

Nicolas W. Puner cité par Arendt: «  La désobéissance civile pratiquée par un individu isolé ne saurait ne saurait tirer à conséquence. Le coupable est alors considérée comme comme un excentrique (…) La désobéissance civile réellement significative doit être le fait d’un certain nombre que rassemblent un intérêt commun.

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3. *Appeler à la désobéissance civile suppose l’acceptation du châtiment découlant de notre désobéissance

Le sénateur démocrate américain, Philip Hart notait: « Toute mon indulgence à l’égard d’un contrevenant est fonction de sa soumission volontaire au châtiment imposé par la loi, quel qu’il soit.»

De même, pour Sonko, qui souhaite s’appuyer sur le droit ( constitution) pour prôner la désobéissance civile- après avoir vainement appelé à la résistance.

Puisqu’il s’agit pour lui de « justifier par le droit ( droit à la résistance), la violation du droit », il comprendra et acceptera, en principe, les châtiments prévus par la loi contre son comportement ( désobéissance).

En effet, « celui qui viole délibérément la loi en vigueur doit consentir à son propre châtiment ».

Mamadou Thiam

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